Démasquer la pédagogie noire qui nous mène encore

Pour une personne vivant dans un pays considéré libre et non pas totalitaire, il est impensable au 21-ème siècle de parler d’un formatage globale identitaire de la population.  Nous avons l’impression de pouvoir nous exprimer librement, et que la pensée soit le fruit de notre personnalité, forgée grâce à l’éducation et à notre unicité. Et pourtant…si nous regardons les comportements qui se manifestent entre nous, nous remarquerons souvent des traits d’un comportement uniforme, inculqué comme « éducation » dès le berceau entre les deux guerres mondiales avec une provenance probablement beaucoup plus ancienne.

En gros, nous nous découvrirons jouer tous entre nous un couple de personnages, choisissant lequel selon circonstance :

  1. Le bébé impuissant et faible, qui est un objet à formater, qui n’a pas de droit, il est là pour assouvir les besoins de ses parents. Il sera un être réussi s’il obéira parfaitement à ses parents et plus tard à ses supérieurs, ou représentants de l’autorité ;
  2. L’adulte tout-puissant répandant la loi avec subjectivité (lui il peut mais pas l’enfant) qui exploite l’enfant pour assouvir ses besoins qu’il n’a pas réussi dans l’enfance et qui punira toute manifestation d’originalité ou sortie de norme comme étant dangereuse à se propre sécurité et à la communauté.

Comme ce modèle est oublié à quelques mois et que nous avons l’obligation d’aimer nos parents (besoin d’idéalisation) nous créerons une fausse identité qui bannira au plus vite le faible et le vrai moi , en se défendant avec les crocs et les griffes à rester dans cette couche (ou cage) de surface, qui évite les émotions , du soi et des autres, qui va avoir peur d’aller sur le territoire de sa vraie identité et qui va être étouffée en couche à chaque fois que cette immense force psychique originale essaie d’immerger de l’intérieur ou nous la voyons chez les autres.

C’est comme une compulsion d’éviter ou réprimander ses émotions et celles de l’autre, le formater, lui enseigner ce qu’il a à faire, dire, ce qu’il devrait, car nous le savons mieux, n’est-ce pas ? Nous détenons la loi !

Effectivement, c’est une sensation de toute puissance que nous ressentons quand nous voulons formater l’autre, car nous le voyons depuis les yeux du parent tout puissant, en face d’un bébé sans droit d’appel, à notre merci. Voici pourquoi des inconnus s’acharnent contre vous à vouloir vous extirper, vous diffamer, vous obliger à revenir à des pensées plus dans la norme…comme eux ! Et c’est pour cela que les mêmes terroristes qui étaient chefs redoutés au travail deviennent des agneaux obéissants à la maison, devant leur femme, qui est le représentant de la mère, figure toute puissante à l’époque initiale de leur vie.

En gros, terroriste tout puissant envers le « faible » (enfants, malades, personnes âgées, force physique ou mentale moindre) , impuissant obéissant devant celui qui représente l’autorité.

Alice Miller a regroupé les principes de cette pédagogie noire dans son livre « C’est pour ton bien ». Comme les parents sont formatés à l’âge de quelques mois avec ce comportement-couple, ils ne se rendent pas compte qu’ils transmettent inconsciemment ce même modèle à leur bébé quand ils basculent en parent. Je vous les énonce afin de les démasquer et que vous les identifiez peut-être chez vous. Car là où la conscience arrive, rien ne peut l’empêcher de tout transformer.

  1. Les adultes sont les maîtres (et non pas les serviteurs !) de l’enfant encore dépendant ;
  2. Ils tranchent entre le bien et le mal comme des dieux ;
  3. Leur colère est le produit de leurs propres conflits ;
  4. Ils en rendent l’enfant responsable ;
  5. Les parents ont toujours besoin d’être protégés ;
  6. Les sentiments vifs qu’éprouve l’enfant pour son maître constituent un danger ;
  7. Il faut le plus tôt possible « ôter à l’enfant sa volonté » ;
  8. Tout cela doit se faire très tôt, de manière à ce que l’enfant « ne s’aperçoive de rien » et ne puisse pas trahir l’adulte.

Les moyens de l’oppression du vivant sont les suivants : pièges, mensonges, ruses, dissimulation, manipulation, intimidation, privation d’amour, isolement, méfiance, humiliation, mépris, moquerie, honte, utilisation de la violence jusqu’à la torture. L’une des méthodes de la « pédagogie noire » consiste également à transmettre dès le départ à l’enfant des informations et des opinions fausses. Ces dernières se transmettent depuis des générations et sont respectueusement reprises à leur compte par les enfants, alors que non seulement leur validité n’est pas prouvée, mais qu’il est prouvé qu’elles sont fausses. Exemples :

  1. Le sentiment du devoir engendre l’amour ;
  2. On peut tuer la haine par des interdits ;
  3. Les parents méritent a priori le respect en tant que parents ;
  4. Les enfants ne méritent a priori aucun respect ;
  5. L’obéissance rend fort ;
  6. Un sentiment élevé de sa propre valeur est nuisible ;
  7. Un faible sentiment de sa propre valeur conduit à l’amour de ses semblables ;
  8. Les marques de tendresse sont nocives (mièvrerie) ;
  9. Il ne faut pas céder aux besoins de l’enfant
  10. La dureté et la froideur sont une bonne préparation à l’existence ;
  11. Une reconnaissance simulée vaut mieux qu’une sincère absence de reconnaissance ;
  12. L’apparence est plus importante que l’être ;
  13. Ni les parents ni Dieu ne pourraient supporter la moindre injure ;
  14. Le corps est quelque chose de sale et de dégoûtant ;
  15. La vivacité des sentiments est nuisible ;
  16. Les parents sont des êtres dénués de pulsions et exempts de toute culpabilité ;
  17. Les parents ont toujours raison.

A nous donc de nous démasquer de l’intérieur ces mécanismes et aller à leur dissolution. Cette fausse personnalité qui empêche les humains d’exister depuis la nuit des temps doit s’arrêter ! Elle produit maladies et névroses, toxicomanie et suicides. Nos relations deviennent empoisonnées. En plus cela n’est pas nous ! Comme disait Alejandro Jodorovsky dans « La Voie du Tarot » « nous sommes des contenus merveilleux dans des containers malades ». Cassons ces containers qui nous emprisonnent dans de fausses personnalités, alors que nous sommes des êtres d’amour, de plaisir et de sentiments, de compassion et d’espoir, de grâce et de solidarité, d’émerveillement et de sensibilité. Celui qui va bien s’occupe de l’autre. Celui qui se respecte respectera l’autrui. Celui qui se donne la permission de s’exprimer librement laissera l’autre s’exprimer à son tour. Ne craignez pas le monde du vrai soi c’est un monde merveilleux, sécuritaire pour tous. C’est le monde qui revient dans nos rêves comme une nostalgie lointaine. Rendons ce rêve réalité, c’est dans le pouvoir de chacun de reprendre son pouvoir sur sa vie et de manifester cette présence merveilleuse et unique qui l’a fait venir ici-bas.

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L’empathie, impossible pour les thérapeutes non authentiques?

L'empathie des thérapeutes non authentiques

L'empathie des thérapeutes non authentiques

Un thérapeute qui n’a pas encore pris sa vraie personnalité semble dans la plupart de témoignages reportés par des patients incapable d’éprouver de l’empathie.

Effectivement,  l’explication selon Alice Miller (« C’est pour ton bien », « Le drame de l’enfant doué ») réside dans l’impossibilité d’empathie devant son propre moi initial, le véritable, qui a été formaté à se réprimander ses besoins et ne pas exprimer en liberté ses émotions.

Il va alors recourir à des substituts comme:

1. Vous sermonner (c’est mal, ce n’est pas adapté, vous pouvez faire mieux), comme ses parents le faisaient avec lui (qui vous met dans l’attitude du petit enfant grondé par le parent, forçant la bascule vers l’adaptation du faux moi)…il a en gros raté sa mission de vous autonomiser, il vous enfonce à revenir dans la cage du faux moi dont vous essayez désespérément vous en libérer;

2. Conceptualiser votre émotion ou expression en vous sortant une explication logique ou une théorie de son école. Ce qui le dissociera de l’émotion (considérée dangereuse, à ne pas vivre) et ne vous tiendra pas chaud, vous vous sentirez forcément pas compris, non accompagné;

3. Vous divertir vers autre chose (une technique, soyez joyeux le monde est beau, on va vous fixer vous allez voir). Mais enfin, je ne veux pas être fixé, je veux juste être accueilli!

4. Tentative d’éducation: vous vous sentez mal car vous ne connaissez pas assez, moi oui. Ce qui en soi est une prise sous tutelle…

5. Se sentir blessé personnellement par vos propos et se défendre comme s’il s’agissait d’un attentat dangereux à l’autorité, comme ses parents qui voulaient briser sa volonté d’enfant afin d’être surs qu’ils auront le dessus sur lui. L’enfant était estimé à l’époque (et encore de nos jours tacitement) un objet de possession qu’il faut maitriser par la force et la peur.

Il est essentiel de comprendre que ce n’est pas envers vous qu’il se bagarre ce thérapeute mais envers lui-même. Vous lui rappelez à travers vos émotions, des choses qu’il ne pouvait pas vivre et ne peut toujours pas aujourd’hui. Il fait un transfert. Ne le blâmez pas. Vous êtes plus avancé que lui. Ne le prenez pas sur vous et surtout, pour le nom de Dieu, ne basculez pas de retour dans ce faux soi, qui vous rend malheureux, coupable, minable, mauvais, indésirable, devant faire un travail d’esclave pour être accepté, devoir faire plaisir aux autres , assouvir leurs besoins. Faites-lui savoir et s’il ne l’entends pas, s’il ne s’ajuste pas, partez, préservez votre vrai vous fragile qui commence à sortir à la lumière du jour. Protégez-le. Il est la plus précieuse chose au monde que vous avez, et qui vous sauvera, qui vous épanouira. Résistez malgré tout, vous serez satisfaits: je vous le garantis!

Une patiente devenue thérapeute qui est satisfaite de son vrai soi malgré tout et avec tout et qui espère vous accompagner sans recourir à ces moyens de défense. Car la vie c’est tout ce qui se manifeste. Elle devrait être accueillie, honorée, respectée.

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La solitude de celui qui méprise selon Alice Miller

Extrait d’un livre magnifique que je conseille vivement, « Le drame de l’enfant doué » d’Alice Miller:
Alice-Miller

Le drame de l'enfant doué

« L’attitude méprisante du patient souffrant de troubles narcissiques, sur laquelle Kernberg attire tout particulièrement notre attention, peut avoir de nombreux antécédents dans le passé de cet être, ainsi par exemple le mépris qu’il éprouvait pour ses « stupides petits frères et sœurs » ou pour ses parents incultes et incompréhensifs; elle a pourtant toujours la même fonction, celle de le défendre contre des sentiments indésirables.

Le mépris pour ses petits frères et sœurs cache souvent l’envie à leur égard, le mépris pour les parents aide à se protéger contre la douleur de n’avoir pas pu les idéaliser. Mais ce mépris peut aussi cacher d’autres sentiments, et il perd sa fonction lorsque ceux-ci peuvent être vécus; ces autres sentiments sont par exemple : la honte d’avoir courtisé sans succès le parent de l’autre sexe, le sentiment d’insuffisance dans la rivalité avec sa mère ou son père (la mère pour la petite fille, le père pour le petit garçon) et surtout la rage narcissique qui est une réaction à l’indisponibilité de l’objet.
Aussi longtemps qu’on éprouve ce mépris et qu’on surestime la valeur des performances (« il ne sait pas faire ce que je sais faire »), on n’est pas contraint de vivre la tristesse d’avoir été aimé pour ses performances. Mais en évitant ce deuil, on reste au fond de soi-même celui qu’on méprise. Car on méprise tout ce qui, en soi, n’est pas extraordinaire, bon et intelligent. De ce fait, on perpétue intra-psychiquement la solitude de son enfance : on méprise l’impuissance, la faiblesse et l’insécurité, bref, on méprise l’enfant désemparé en soi ou chez l’autre. Il est rare qu’un patient exprime dès le début du traitement le mépris qu’il éprouve pour son analyste.
Consciemment, il méprise d’autres personnes. « Je n’ai pas besoin d’éprouver des sentiments d’enfant, ça, c’est bon pour mes petits frères et sœurs, ils ne disposent pas de mon intelligence. De toute façon, ce sont des balivernes sentimentales, ridicules. Je suis un adulte, je peux penser et agir pour provoquer des changements dans mon entourage, je n’éprouve pas de sentiments d’impuissance, de détresse, de dépendance. Si j’ai des angoisses, je peux faire quelque chose pour lutter contre elles, ou du moins, je peux essayer de les comprendre intellectuellement. Mon intellect est mon compagnon le plus fiable.» Tout va donc pour le mieux.
Mais le patient s’est décidé à faire une analyse car, malgré, ou justement à cause de sa nette supériorité sur les autres, il se sent très seul, il souffre de troubles de contact, peut-être d’obsessions, voire de perversions. Au cours de l’analyse, on découvre que le mépris l’a toujours protégé contre ses sentiments. Il arrive que le mépris du patient pour l’analyste apparaisse très tôt déjà, mais ce mépris ne pourra être élaboré qu’à partir du moment où l’analysant aura trouvé un terrain large et solide, constitué de tous ses sentiments,sur lequel il puisse s’appuyer pour vivre jusqu’au bout et pour supporter son ambivalence. Et c’est pourquoi il est très important que l’analyste ne se laisse pas aller, provoqué par les paroles blessantes du patient, à vouloir démontrer sa supériorité. Le mépris ubiquitaire de l’être grandiose, décrit par Kernberg, recouvre toujours le mépris pour son propre Soi. Car ce mépris signifie : un être humain qui n’a pas les qualités que je possède n’a aucune valeur.
Et ceci veut dire : sans mes performances, mes dons, personne ne m’aimerait, personne ne m’aurait jamais aimé. Et c’est ainsi que non seulement l’enfant désarmé, impuissant et livré aux autres, mais aussi l’enfant pénible et « difficile » sont une fois de plus. La grandiosité garantit la pérennité de l’illusion d’avoir été aimé. Des êtres qui doivent, dans leur faux Soi grandiose, simuler cette sécurité, dont ils ont besoin, seront enviés-ou admirés par des êtres souffrants de troubles narcissiques ayant une structure à dominante dépressive; et ces derniers seront eux-mêmes méprisés par les êtres grandioses.
On ne peut toutefois pas établir de typologie, car la grandiosité et la dépression expriment au fond la même détresse.
Dès que le patient peut vivre le deuil que suscite en lui la constatation de l’irréversibilité de son destin, le mépris disparaît.
Car ce mépris servait lui aussi, à sa manière, à nier la réalité d’autrefois.
En effet, il est moins douloureux de penser que c’est à cause de la bêtise des autres que l’on n’est pas compris. Car, dans ce cas, on peut encore essayer de le leur expliquer. C’est du reste le phénomène décrit par Kohut : lorsque l’idéalisation de l’objet narcissique est impossible le Soi grandiose
va être investi. Au moins dans les fantasmes, il y a une échappatoire. L’être humain peut,grâce à la grandiosité (la sienne propre), sauver la force en soi et conserver l’illusion de la compréhension (« si seulement je m’exprime correctement… »). Si par contre il abandonne ces efforts, il comprendra soudain qu’il n’y en avait que très peu chez les autres. Il réalisera que la compréhension parfaite n’était pas possible en elle-même, chaque être humain étant marqué différemment par son destin et son enfance. En effet, la plupart des parents ne peuvent pas, en dépit de toute leur bonne volonté, comprendre toujours leur enfant, car ils sont eux-mêmes marqués par leurs expériences avec leurs propres parents et appartiennent à une autre génération.
C’est déjà beaucoup s’ils sont capables de respecter tous les sentiments de leur enfant, même quand ils ne les comprennent pas.
Et celui qui comprend que « ce n’était pas possible » a acquis un savoir conciliant et non méprisant…() »
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Sur l’éveil de l’Etre selon Sri Aurobindo

Le Yoga de la connaissance intégrale - Sri Aurobindo

Eveil de la Conscience

« Nous ne devons être attachés à rien au monde, ni à la richesse ni à la pauvreté, ni à la joie ni à la souffrance, ni à la vie ni à la mort, ni à la grandeur ni à la petitesse,ni au vice ni à la vertu, ni à l’ami ni à la femme ni aux enfants ni au pays ni au travail ou à notre mission, ni au ciel ni à la terre, ni à tout ce qui s’y trouve ou tout ce qui est au-delà. Mais ceci ne veut pas dire que nous n’aimerons rien du tout, que nous ne trouverons délice en rien; car l’attachement n’est par l’amour lui-même, mais l’égoïsme dans l’amour. le désir est la limitation et l’insécurité de la soif de plaisir et d’assouvissement, et non la recherche divine dans les choses. Nous aurons un amour universel, calme et pourtant éternellement intense, par-delà de la brève véhémence de la plus violente passion; notre félicité dans les choses découlera de notre félicité en Dieu, qui ne s’attache pas aux formes des choses mais à cela qu’elles cachent au fond d’elles-mêmes – elle embrassera l’univers sans être prise dans ses filets. »

Extrait de La Synthèse sur des Yoga- Le Yoga de la Connaissance Intégrale

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Le rôle formateur jusqu’à la moelle du silence

Je voulais vous parler aujourd’hui du rôle formateur jusqu’à la moelle du silence.

Que veux-je dire par cela?

Eh bien , quand les parents ne répondent RIEN aux petits enfants leur des-obéissant (tu DOIS faire ce que je t’impose et sinon silence) les enfants ont peur de mourir s’ils ne le font pas car leur parents ne sont pas là, à l’extérieur de ces fichues de conventions. C’est ce que nous appelons un sponsor absent en PNL. L’enfant en bas age a besoin de savoir que le parent sera toujours là pour lui, pour l’aider, pour le nourrir et le soutenir. Quand le parent ne répond pas il panique. Son inconscient archaïque le connecte à la peur de mourir.

Bien évidemment cela ne voudra pas dire qu’il faut tout accepter de la part de son enfant. Mais réagir en lui expliquant ce qui est possible et pas, est vital.

Pour les adultes bien bâtis, c’est différent . Mais aussi redoutable. Si je me tais quand quelqu’un me demande quelque chose, il comprend que je n’alimenterai pas sa voie. Maintenant des fois cela peut être dangereux à ne pas lui expliquer pourquoi, probablement à cause de toutes ses blessures inconscientes qui nous font régresser d’un seul coup à l’age bébé. L’autre ne sait pas vraiment ce que le silence veut dire. Il peut devenir agressif.

Alors je vous supplie, en sachant tout cela , ne laissez plus pleurer vos bébés de quelques mois sans réagir, car cela fait des démences plus tard chez l’adulte. Soignez-vous afin de pouvoir rester calme et en gardant le contact visuel . Ferme s’il faut mais en ouverture, nourricier à tous les coups, sinon vos enfants deviendront des pétés du casque pas faciles à réparer plus tard. Évitez pour le nom de Dieu les dégâts. Et venez me voir si vous avez besoin d’un coup de main pour votre pacification. Je vous donnerai des outils faciles à appliquer pour les enfants, pour vous. Trouvez des soutiens afin de rester disponibles.

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Parlons tous la même langue!

Dans les forêts au Nord de Canada, vivent des peuples amérindiens différents, qui aiment la nature. Leurs ancêtres ont toujours honoré la Terre comme une Mère nourricière.

Des fois, quand ils se rencontrent, deux fois par an, à des fêtes indiennes, ils aimeraient parler la même langue. Ils ont des dialectes et même des langues différentes, à tel point, qu’ils ne peuvent pas échanger leur expérience de vie, s’enrichir de la différence de l’autre.

Ils savent qu’en soi c’est une grande richesse de rencontrer un être différent. Cela nous envoie un angle différent sur la même situation ou un autre point de vue.

Les indiens, ils vivent en paix aujourd’hui. Ils ont compris la force d’être unis dans la différence. Et d’après tout, sont-ils si différents que cela ?

Un enfant, n-a-t-il pas besoin de l’amour de ses parents pour grandir heureux ? L’amitié, n’est-t-elle pas hors de prix partout, quand elle est partagée ?

Il fut un temps, les indiens réglaient tous leur problèmes en faisant un rêve. Ce rêve, leur donnait la solution. Un jour, à l’occasion d’une fête, un vieux sage se rappela cette coutume. Il leur proposa de rêver une nuit de la solution à leur problème.

Comme ils ne trouvaient pas de solution pour s’entendre, ils ont décidé de tenter l’ancienne méthode.

Ils se couchèrent un soir tous, décidés de faire un rêve afin qu’ils puissent communiquer entre eux.

Ils se réuniraient le matin et raconteraient tous ce qu’ils ont rêvés.

Non pas grande fut la surprise le lendemain, quand, réunis, se rendirent compte qu’ils avaient tous fait le même rêve !

Ils révèrent de la Tour Babel, une tour dans l’antiquité, juste après le nettoyage du déluge, quand Noé fut sauvé par Dieu et fonda un autre peuple d’humains, qui parlaient la même langue. Ils bâtirent une tour qui s’élevait jusqu’au Cieux et qui s’appelait BABEL.

Un vieux sage leur avait raconté toute l’histoire. Dieu aurait eu peur qu’ils arriveraient chez lui, dans les cieux, en se mettant ensemble et en se comprenant dans la même langue. Il les aurait séparés en leur faisant parler des langues différentes.

Ils se dirent : Si nous avons fait ce rêve, tous ensemble, comme un Seul, c’est que Dieu a décidé de nous redonner la même langue.

Ce qu’il faut faire, c’est d’élever cette tour jusqu’en haut du plus haut. Arrivés à Dieu, il nous redonnera la même langue.

Je ne sais pas comment cette histoire s’est finie. Ont-ils réussi à s’élever à Dieu ? A s’entendre ?

Tout ce que je sais, c’est que depuis cette fête, ils regardent souvent le Ciel et ils se disent tous des Dieux….


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Comment se forme l’opinion publique d’après Bayle

Pierre_Bayle_by_Louis_Ferdinand_Elle

Pierre_Bayle_by_Louis_Ferdinand_Elle

« Ce que l’on appelle l’opinion générale est, somme toute, l’opinion de deux ou trois personnes et il est aisé de s’en convaincre lorsque l’on comprend comment l’opinion générale se développe. C’est deux ou trois personnes qui formulent la première instance, l’acceptent et la développent ou la maintiennent et qui se sont persuadées de l’avoir suffisamment éprouvée. Puis quelques autres personnes, persuadées que ces premières personnes avaient les capacités nécessaires, ont également accepté ces opinions. Puis, là encore, acceptées par beaucoup d’autres dont la paresse a tôt fait de convaincre qu’il valait mieux y croire plutôt que de fatiguer à éprouver eux-mêmes la théorie. Ainsi, le nombre de ces adhérents paresseux et crédules grossit de jour en jour, car ceux-ci n’allaient guère au-delà du fait que les autres n’ont pu être que convaincus par la pertinence des arguments. Le reste ne pouvait alors que prendre pour acquis ce qui était universellement accepté afin de ne pas passer pour des révoltés résistant aux opinions que tout le monde avait accepté, soit des personnes se croyant plus intelligentes que le reste du monde. Lorsque l’opinion a atteint ce stade, y adhérer devient un devoir, et le peu de personnes capables de former un jugement doivent rester silencieux : ceux qui parlent sont incapables de former leurs propres opinions et ne se font que l’écho des opinions d’autres personnes, et pourtant, sont capables de les défendre avec une ferveur et une intolérance immenses. Ce que l’on déteste dans les personnes qui pensent différemment n’est pas leurs opinions, mais leur présomption de vouloir formuler leur propre jugement, une présomption dont eux-mêmes ne se croient pas capables, ce dont ils ont secrètement conscience. Pour résumer, peu de personnes savent réfléchir, mais tout le monde veut avoir une opinion et que reste-t-il sinon prendre celle des autres plutôt que de se forger la sienne ? Et comme c’est ce qui arrive, quelle valeur peut-on donc donner à cette opinion, quand bien même cent millions de personnes la supportent ? C’est comme un fait historique rapporté par des centaines d’historiens qui se seraient plagié les uns les autres : au final, on remonte qu’à un seul individu.  »

Pierre Bayle, Pensées sur les comètes, sorti en 1680

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Sur la sexualité divine ou comment revenir au Paradis originel ?

Sur la sexualité divine ou comment revenir au Paradis originel ?

Sur la sexualité divine ou comment revenir au Paradis originel ?

La sexualité est un sujet tabou chez la plupart des peuples de cette planète. Qui nous a enseigné, enfants, comment faire l’amour et à quoi cela sert, dans sa plus noble raison sacrée ? Qui le savait, déjà ?

Alors à défaut, nous avons pris le comportement existant dans le champ collectif inconscient. Nous l’avons téléchargé et nous l’exécutons, inconsciemment. D’après tout, cela doit être bon, non ? C’est tout ce que nous savons faire inconsciemment.

Ce comportement a été dévié de son équilibre il y a des milliers d’années. A la base, la sexualité servait à notre élévation spirituelle, on la dédiait à notre divinité en nous. Maintenant elle nous alimente que le corps charnel.

En quoi est-ce mauvais, me demanderez-vous ?

Eh bien, nous savons tous que le corps physique est juste une enveloppe temporaire pour une vie. Alors que l’énergie persiste à la mort physique. L’énergie ne se détruit pas, elle se réorganise.

Si vous alimentez de votre orgasme que le corps physique, vous créez ce qui se nomme le désir brulant qui ne s’assouvit jamais. Dans la bible, c’est la chute du Paradis, la tentation du diable. Car en enfer nous sommes avec un plaisir irrassasiable. C’est une métaphore d’un déséquilibre qui nous a plongé vers la mort. La Mort de notre Être.

Le champ collectif, c’est nous qui le créons, c’est nous qui le changeons. Chaque nouveau comportement se dépose dans le champ collectif. Les autres pourront l’accéder et en faire de même. C’est la façon énergétique de communiquer entre nous. Il n’y a pas de portes ou clôtures entre les humains, subtilement.

Pour ceux qui ont des oreilles à entendre et de sens pour ressentir, je leur dis : changeons le champ collectif de la sexualité et déplaçons-le vers son équilibre, ce qui va faire retourner les humains au Paradis initial. Comment ?

En dédiant toute sa sexualité à sa divinité. Elle trouve sa place, elle devient pure et retrouve son innocence originelle. Par intention, par mantra conscient, par le déplacement de son attention vers sa divinité au moment de l’extase. L’extase est une fréquence hyper élevée de lumière, oui. Bien DIVINE. Il nous a été donné pour le canaliser dans ce sens afin d’éprouver du désir, de la passion, de la motivation et de l’optimisme dans nos vies et de devenir créateurs. Des dieux orgasmiques de la création venus accomplir un changement sur Terre. C’est votre destinée. C’est ce que vous êtes tous. Je me permets de vous le rappeler pour ceux l’ayant oublié au moment de la chute dans leur matrice physique.

Pas besoin que tous les humains réorganisent leur comportement. Quelques-uns émettant de fortes énergies d’extase amplifieront suffisamment le champ collectif afin qu’il devienne majoritaire dans l’équilibre. L’extase divin est plus fort que la peur, que la luxure, que tout déséquilibre que vous puissiez imaginer.

Un champ collectif rééquilibré vers la sexualité sacrée permettra aux générations futures de ne plus rechuter du Paradis et honorer leur sexualité comme un don de Dieu qui leur a été donné afin de retrouver leur dimension divine dans la matière et accomplir la gloire de Dieu sur Terre.

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L’oeil de l’harmonie et l’oeil critique

Oeil critique et  oeil d'harmonie

Oeil critique et oeil d'harmonie

Saviez-vous que nous avons tous un œil critique et un œil qui regarde l’harmonie du monde? Ce n’est pas le même chez tous (droit ou gauche). Les égyptiens le savaient déjà.

L’un sans l’autre crée un déséquilibre.
L’œil critique tout seul crée la négativité, l’œil positif tout seul n’a pas assez de précision pour broder de façon excellente le monde.
Imaginez juste ce qui se passe si un gars vous regarde depuis seulement l’œil critique alors que vous le regardez depuis l’œil toujours harmonieux? Vous aurez probablement du mal à vous entendre!
L’œil critique à sa place sublimée nous fait savoir ce que nous pouvons séparer; enlever pour améliorer. Il est essentiel à votre excellence de l’expérimentation qui s’affine. Mais il ne serait rien sans celui qui voit l’image d’ensemble et l’harmonie du monde, les qualités de quelqu’un et son potentiel illimité. L’œil de l’harmonie nous donne les ressources et la foi dans la vie, l’avenir, la capacité de transformer, une destinée majestueuse. C’est l’œil des ressources qui donne la direction d’ensemble, l’envie de viser une étoile dans le ciel et y arriver .
Si vous constatez que vous regardez toujours depuis un seul œil, activez l’autre. Activez les deux de façon à ce qu’ils se soutiennent. Comme les pédales d’un vélo.
Vous verrez comme votre monde s’équilibrera.
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Sur la solitude humaine

SolitudeNous avons tous connu la solitude. Qu’est-ce la solitude ? Comment pourrions-nous définir cette sensation ?

Une chute dans l’abime ? Une contraction douloureuse sur soi ? Une tristesse au-delà de toute imagination ? La couleur noire ? L’évanouissement ?

Ou bien la paix, la vaste liberté, l’espace claire qui nous permet enfin de nous retrouver ?

Pourquoi avons-nous des perceptions si différentes devant la solitude ?

La réaction à l’état de solitude est conditionnée par le vécu de la personne, de sa famille, de sa région où elle est née. Le bébé, conscience encore non différenciée, s’embourbe dans ces programmations existantes dans le champ autour de lui, en câblant dans son cerveau rapide les réactions standard à la solitude.

Si sa famille a été longuement abandonnée, il sera peut-être mal à l’aise avec la solitude. Il aura tendance à utiliser cette réaction prédéfinie (probablement tristesse et anxiété, peur de mourir) à chaque fois qu’il sera seul dans sa vie.

Mais réfléchissons un peu : il est impossible de vivre tout le temps accompagné. Nous avons des choses à faire tous seuls ici-bas. Par exemple, naitre, ou mourir, ou créer. La sensation pendant ces moments importants est essentielle à ce que nous créons dans le monde.

Alors comment pourrions-nous changer notre perception sur la solitude, afin que nous puissions nous sentir à l’aise avec nous-mêmes, tout simplement absolument seuls ?

Paradoxalement, je dirais nettoyer son espace personnel de toute énergie étrangère que nous ayons pu aspirer pendant les moments de détresse.  Se sentir victime nous fait aspirer l’énergie du bourreau dans notre espace. Se sentir surpris, sans contrôle, quelqu’un ayant abusé de la force pendant notre enfance crée des insertions de parasites et qui perturbent la paix de l’âtre intérieur.

Vous pouvez l’éliminer facilement : il suffit de le penser et la souffler à l’extérieur de votre espace personnel.  Vous aurez la paix par la suite.

La solitude est aussi un concept mental. En réalité nous avons besoin d’une capsule pour ségréger notre unicité, notre individualité du grand tout. Mais les frontières sont des concepts de la pensée. Bien sûr, la pensée crée la réalité. Et quand vous êtes dans la capsule, vous êtes avec votre essence. Mais il suffit de sortir de l’espace mental serré que vous vous retrouvez baigner dans les rayons de votre Vous, qui sotn magnifiques ! Et entre nous, votre essence vous ramène à l’Univers entier également.

Ce que je suis en train de dire donc, c’est que la solitude n’existe pas vraiment. C’est une composition mentale suivie d’une réaction automatique. Si nettoyée, elle devient une perception calme, tranquille, de votre eau intérieure, qui est riche, créative, aimante et a envie de vous parler de vous et de tout.

Cherchez à vous isoler des autres quand vous avez besoin de prendre une décision importante. Cherchez à être seul quand vous créez. C’est tellement important pour votre originalité ! Vous n’êtes pas censés répéter des histoires de vos parents, de votre région, des champs collectifs ici-bas. Vous êtes censés créer quelque chose d’original venant de l’intérieur de votre moi inaltéré. Donnez-lui cette chance. Soyez seuls à chaque fois que vous pouvez. Vous verrez que les idées créatives viennent souvent dans cette solitude privilégiée.

Aimez et cultivez votre solitude. Tranquillisez votre esprit. La création que vous apporterez dans ce monde sera tellement plus riche !

Je vous souhaite de beaux bouquets de solitude !

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